EDF fête la science avec Jamy – L’électricité bas carbone, kesako ?
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EDF fête la science avec Jamy – L’électricité bas carbone, kesako ?


On le sait, il y a aujourd’hui une urgence climatique. Il est impératif de réduire nos émissions de gaz à effet de serre pour limiter l’impact du réchauffement. La production d’électricité peut être un levier, car à l’échelle de la planète,
elle représente 40% de nos émissions de carbone. D’abord un petit rappel. Pour produire de l’électricité, on fait tourner un aimant au centre d’une bobine de fils de cuivre, ce qu’on appelle un alternateur. La variation du champ magnétique de l’aimant met les électrons du cuivre en mouvement ce qui génère un courant électrique. Pour mettre l’aimant en rotation, le plus souvent on chauffe de l’eau qui se transforme en vapeur. Cette vapeur entraine une turbine reliée à l’alternateur. Dans les centrales thermiques à flamme, on brule du charbon, du gaz ou du pétrole, des énergies fossiles pour produire cette vapeur. Cette combustion émet du dioxyde de carbone, le principal gaz à effet de serre
responsable du réchauffement climatique. Ça, c’est ce qu’il se passe dans le monde où 2/3 de l’électricité est produite
à partir des énergies fossiles. Mais pas en France. En 2018, elles ne représentaient que 7,2% de l’électricité. Et avec la fermeture des dernières centrales à charbon, cette part devrait encore diminuer. En fait, l’électricité française est principalement produite à partir de l’énergie nucléaire qui n’émet pas de CO2. En cassant des atomes d’uranium en deux, ce qu’on appelle la fission nucléaire, on crée un fort dégagement de chaleur qu’on utilise ensuite pour produire de la vapeur d’eau qui entraine l’alternateur. La fumée blanche des tours n’est pas de la fumée. C’est un mélange de vapeur d’eau
et de gouttelettes en suspension autrement dit … un nuage. Il se forme par l’évaporation de l’eau qui a servi à refroidir la vapeur qui entraine la turbine. Les centrales nucléaires n’émettent donc pas de CO2. Voilà pourquoi on qualifie l’électricité nucléaire de bas-carbone. Elle ne contribue donc pas au réchauffement climatique. Mais on le sait, elle génère des déchets radioactifs dont le stockage et le traitement
posent des questions environnementales un vrai défi pour l’avenir. Autre énergie bas carbone, les énergies renouvelables ! Que ce que soit l’eau d’un barrage
dont la pression fait tourner la turbine, le vent qui fait tourner les pâles de l’éolienne ou le soleil grâce aux panneaux photovoltaïques, ces trois manières de produire de l’électricité En 2018, elles représentaient 1/5ème de la production. L’ensemble de ces moyens de production
constitue le mix énergétique. Avec d’un côté des énergies pilotables, comme le nucléaire ou l’hydroélectricité, dont on peut ajuster la production aux besoins d’électricité Et de l’autre des énergies intermittentes comme l’éolien et le solaire qui dépendent des facteurs météos. Ce qui n’empêche pas ces derrières d’être en expansion Ces modes de production devraient d’ici 2030 permettre à l’électricité française d’être à 50% renouvelable et 100% bas carbone

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