Le Bitcoin et la Blockchain (avec Heu?Reka) — Science étonnante #31
Articles Blog

Le Bitcoin et la Blockchain (avec Heu?Reka) — Science étonnante #31


Depuis quelque temps j’avais envie
de faire une vidéo sur le Bitcoin et puis, il y a quelques semaines,
Gilles qui est créateur de la chaîne Heu?reka en a faite une qui est vachement bien. Et à la réflexion je me suis dit qu’il restait quand même
quelques détails techniques à expliquer, notamment sur le concept de Blockchain
qui est la technologie qu’il y a derrière le Bitcoin. Et du coup j’ai quand même décidé de faire une vidéo et j’ai demandé à Gilles de venir m’aider un peu ! – Salut Gilles, Tu nous dis un mot sur ta chaîne ? – Hello David et merci de m’avoir invité
à participer à cette vidéo. – De nous avoir invités ! – Ah oui pardon, de nous avoir invités.
Donc Heu?reka c’est une chaîne de vulgarisation qui s’intéresse principalement
à la finance et à l’économie. On y aborde des sujets divers du genre :
Quel est le lien entre l’économie réelle et la finance ? Quel est l’intérêt des différentes monnaies ? ou encore,
Qu’est-ce que c’est que le Quantitative Easing ? – Bah pourquoi tu choisis les sujets les plus chiants,
on parle aussi du loup de Wall Street, de The big short, on vous dit tout sur les traders
et on vous explique d’où vient l’argent. Alors avant de regarder la suite,
allez vous abonner à Heu?reka. On entend souvent que le Bitcoin
serait une monnaie électronique, mais en fait vous savez, la monnaie actuelle,
elle est déjà largement électronique. Quand vous payez des petites sommes, vous payez
peut-être avec des pièces ou avec des billets mais dès que vous faites une transaction
avec une carte bleue ou un virement, la banque débite votre compte
et elle crédite celui du vendeur. Il n’y a pas d’échange d’argent physique,
tout se passe dans les comptes de la banque donc une bonne partie de la monnaie
qu’on utilise est déjà électronique. Aujourd’hui c’est à peu près quel pourcentage, Gilles ? Aujourd’hui la masse monétaire totale en zone Euro
c’est 11 000 milliards d’euros et pourtant il n’y a qu’un peu plus de
1 000 milliards d’euros en pièces et en billets donc l’argent que nous utilisons aujourd’hui
est à plus de 90% électronique. Toute cette monnaie elle n’existe
que dans les livres de comptes de la banque. Evidemment aujourd’hui, ce n’est pas un vrai livre, c’est
plutôt une base de données de toutes les transactions, c’est-à-dire un gros fichier informatique. Mais du coup, si quelqu’un pirate
le fichier informatique ou bien l’efface ? Le Bitcoin c’est aussi une monnaie électronique
mais elle est décentralisée, c’est ça le mot important. C’est-à-dire que la base de données
de toutes les transactions, elle n’est pas gérée par une instance centrale
comme une banque, mais elle est partagée
dans un immense réseau peer to peer. C’est-à-dire que tous les gens
connectés au réseau Bitcoin peuvent héberger une copie de la base de données
qui contient toutes les transactions. Une base de données qui est distribuée comme ça, déjà, on peut penser qu’elle est plus difficile à détruire
puisqu’il existe plein de copies partout. Et puis on n’a plus besoin d’une autorité centrale
comme une banque, c’est-à-dire que n’importe qui peut inscrire
une transaction dans la base de données. Par exemple, imaginons que
je veuille acheter sa lampe à Gilles. Heu, celle-là? J’ai dû l’acheter pour environ
100€ donc ça doit faire 0, … Pop, pop, pop, tu fais des vidéos sur les traders
et tu ne sais même pas négocier ? David, on peut te vendre la lampe pour 10 Bitcoins. Ok, 10 bitcoins. Bon, pour payer la lampe,
j’inscris dans la base de données partagée, le message: “Moi, David, donne 10 Bitcoins à Gilles”. La transaction est enregistrée et les nœuds du réseau
communiquent pour se passer l’info et ensuite Gilles peut m’envoyer sa lampe. Bon évidemment, il y a un problème avec ce système. Aujourd’hui une banque,
elle sert quand même à quelque chose et notamment elle authentifie
les auteurs des transactions. Avec ce que je viens de vous décrire
on a l’impression que n’importe qui peut inscrire des transactions en mon nom. – Quoi ? C’est trop cher 10 Bitcoins? T’inquiète on va s’arranger. Moi, David, donne 10 Bitcoins à Gilles… et voilà. Et puis, autre chose à laquelle
la banque sert aujourd’hui, tout simplement à vérifier que j’ai l’argent pour payer. Et puis accessoirement, elle empêche
que n’importe qui viennent modifier ou pirater la base de données des transactions. Pour résoudre tous ces problèmes
le Bitcoin se base sur deux technologies: la signature électronique et la blockchain. Commençons par le premier problème. Quand on voit un message dans la base de données
qui annonce un transfert de Bitcoin, comment on peut être certain de son auteur? Et bien on va utiliser le principe de la
cryptographie asymétrique. J’en avais un petit peu parlé dans mon
épisode sur les codes secrets. En cryptographie généralement on utilise une clé
qui permet de chiffrer et déchiffrer des messages. Dans les techniques de chiffrage des plus simples, on ne peut déchiffrer un message
que si on possède la clé qui a servi à le chiffrer. Mais il existe des systèmes de chiffrage plus sophistiqués comme ce qu’on appelle l’algorithme RSA qui sont asymétriques, c’est-à-dire
la clé qui sert à chiffrer le message n’est pas la même que celle qui sert à déchiffrer. Par exemple, si on ne possède que la clé
de chiffrement, on peut chiffrer des messages mais pas les déchiffrer,
il faut une autre clé pour ça. Alors je ne suis pas sûr d’avoir bien compris : Comment est-ce qu’on peut réussir à déchiffrer
un message mais ne pas être capable de le chiffrer. Il suffit de faire la même opération
en sens inverse, non? Non, parce qu’en fait que le chiffrage asymétrique
ce n’est pas une opération lettre à lettre, elle transforme le message dans son ensemble. Elle est un peu lourde, compliquée mathématiquement et impossible à faire dans l’autre sens
si on n’a pas la clé de déchiffrage. C’est un peu comme si tu avais un dictionnaire
français-hongrois mais pas la partie hongrois-français. Du coup tu peux facilement traduire
un mot du français vers le hongrois mais ce n’est pas facile de connaître le
sens en français d’un mot hongrois. Une des utilisations classique de la
cryptographie asymétrique c’est d’avoir une clé de chiffrement qui est publique,
c’est-à-dire que vous la donnez à tout le monde et n’importe qui peut vous envoyer
des messages codés. Mais la clé de déchiffrement, elle reste privée,
vous la gardez uniquement pour vous. Vous êtes le seul à pouvoir lire les messages et ceux qui les écrivent ne peuvent pas se lire entre eux. En fait ils ne peuvent même pas se relire. Pourquoi est-ce qu’on n’utiliserait pas
un chiffrage classique avec une seule clé mais en donnant une clé différente
à chaque personne Le résultat serait le même, non ? Du coup je ne vois pas vraiment l’intérêt
de ton truc asymétrique compliqué. L’intérêt c’est que par exemple, un journaliste
ou une agence de renseignement peut avoir une clé publique qui permet à n’importe qui
de leur envoyer des messages codés et il n’y a pas eu besoin d’avoir
un échange en clair avant. Donc ça permet de recevoir des infos
tout en protégeant la source. Enfin, c’est surtout très utilisé
dans les communications sur internet. Bon, ça c’était le principe de la cryptographie
asymétrique pour recevoir des messages. Maintenant le principe de la signature électronique
en fait, c’est exactement l’inverse de ça. Imaginez que j’ai une clé de chiffrement
que je garde pour moi, qui soit privée et que la clé de déchiffrement soit publique. Si j’inscris un message comme :
moi David donne 10 Bitcoins à Gilles et que je chiffre avec ma clé privée,
ça donne du charabia. J’inscrit ce charabia sur la base de données. Ensuite n’importe qui peut appliquer ma clé publique et déchiffrer le charabia pour reconstituer
le texte de la transaction. Mais du coup, on est bien certain
que c’est moi qui ai inscrit la transaction puisque personne d’autre n’aurait pu
la chiffrer de cette manière-là et donc c’est ça qui fournit l’authentification. Les transactions sont donc impossibles
à falsifier sans posséder la clé privée mais elle sont aussi impossibles à répudier. C’est-à-dire qu’une fois vous avez payé,
vous ne pouvez pas nier l’avoir fait. Donc en pratique pour échanger des Bitcoin,
il faut créer un compte et vous recevez un identifiant, une clé privée que vous gardez pour vous,
évidemment et une clé publique qui sera connue
de tous les nœuds du réseau. Et la clé privée vous permet
d’authentifier vos transactions. Par contre, si vous la perdez
cette clé privée, c’est mort. D’ailleurs anecdote amusante à ce sujet, en 2009, alors que le Bitcoin ne valait presque rien
et qu’il était facile d’en récupérer, James Howells, citoyen britannique,
en a obtenu la modique somme de 7500. Quelques mois plus tard, après s’être désintéressé
de cette monnaie électronique alors inconnue, James a tout simplement,
lors d’un petit ménage de printemps, jeté à la poubelle le disque contenant
la fameuse clé privée qui donnait accès au Bitcoin. Une erreur qui fait très très mal, puisque 7500 Bitcoins
aujourd’hui ça vaut entre 2 et 3 millions d’euros. Un détail très important sur la structure
des transactions, quand on inscrit une transaction, on inclut aussi une référence
vers les transactions précédentes qui nous ont fourni l’argent qu’on choisit de dépenser. Je vais prendre un exemple. Au lieu d’écrire simplement : Moi David donne 10 Bitcoins à Gilles, j’écris : Moi David donne 10 Bitcoins à Gilles, en utilisant les 10 Bitcoins
que j’ai reçus avant-hier de Nota Bene. Oui, parce qu’avant-hier avec Nota Bene, on a fait
une partie de bras de fer et c’est moi qui ai gagné. Ah, c’est comme ça que tu dis gagné toi alors.
Tu veux peut être que l’on remette ça, non ? Non mais, on avait déjà remis ça.
J’avais quand même gagné. On va peut-être pas abuser Monsieur ! Bon bref, tu m’as filé 10 bitcoins et moi j’inscris dans la base de
données que ce sont ces mêmes 10 bitcoins que je vais utiliser pour
acheter sa lampe, à Gilles. Quand on fait des références comme ça,
aux transactions passées, ça a deux intérêts. Le premier c’est que, pour valider une
transaction, on n’a pas besoin de connaître la position exacte
du solde du compte de quelqu’un. Il suffit juste de vérifier que les transactions auquelles
il fait référence comme étant la source des bitcoins n’ont pas déjà été utilisées
dans une transaction passée. Et le deuxième intérêt c’est que, ça empêche
de faire du copier-coller de transaction. Donc t’es en train de me dire que depuis tout à l’heure que j’essaie de copier-coller la transaction des
10 Bitcoins pour en récupérer 20 et que ça marche pas, en fait c’est normal? C’est pas un bug de mon téléphone? Et bien non, parce qu’on verrait
que ça fait deux tentatives d’utilisation de ces 10 Bitcoins que j’ai reçu de Nota Bene. Finalement, le Bitcoin se comporte
un peu plus comme du cash électronique, c’est-à-dire de l’argent liquide électronique
parce que, comme avec des pièces ou des billets, il y a cette idée que la double dépense
est impossible, on ne peut pas dépenser deux fois les mêmes Bitcoins
qu’on a reçus de quelqu’un. Et si Nota Bene t’avait filé 20 Bitcoins alors que toi tu ne veux m’en donner que 10 pour la lampe? Et bien, il existe un système de remboursement
qui permet d’utiliser ces 20 Bitcoins pour te donner 10 Bitcoins à toi et puis pour me redonner à moi-même
les 10 Bitcoins restants. Donc à priori là, on a un bon système,
il est ouvert, il est partagé, et puis il y a une technique d’authentification
qui empêche de faire n’importe quoi. Il y a juste un petit problème.
Il y a plein de copies de la base de données et elles doivent communiquer entre elles
et comment elles font pour se synchroniser. Ça peut poser des soucis, notamment s’il y a des conflits
quand quelqu’un essaye de faire une double dépense. Imaginons que je proclame donner
10 Bitcoins à Gilles d’un côté du réseau en utilisant les 10 Bitcoins
reçus de Nota Bene. Puis exactement au même moment,
dans une autre copie de la base de données à un autre endroit du réseau, je déclare utiliser ces même 10 Bitcoins
pour acheter autre chose à quelqu’un d’autre. Comment les copies de la base
de données se synchronisent? Et laquelle des deux transactions va vraiment compter ? L’idée c’est que, chaque nœud du réseau enregistre
les nouvelles transactions dont il a connaissance dans une liste de transactions “en attente”. Et puis évidemment, il partage l’information. Et donc tous les nœuds du réseau possèdent
une liste de transactions en attente qui peuvent être très légèrement différentes les unes des autres et chaque nœud fait, comme ça,
croître sa liste de transactions en attente. Puis périodiquement, environ toutes
les 10 minutes, il y a un des nœuds du réseau dont on prend
les transactions en attente et on les déclare “validées” et tout le monde se synchronise dessus. Ce groupe de transactions on l’appelle “un bloc”. Et on remet ça toutes les 10 minutes. Et du coup, la liste des transactions qui sont validées
elle se présente sous la forme d’une suite de blocs, un toutes les 10 minutes et c’est pour ça
qu’on appelle ça la chaîne de blocs ou, blockchain. Mais alors comment est-ce qu’on choisit le nœud
qui détient les transactions validées ? C’est toujours le même ou alors non,
on en choisit un au hasard? La règle c’est que, pour proposer
sa propre liste de transactions en attente comme étant le nouveau bloc sur lequel
tout le monde doit s’aligner, il faut d’abord lui trouver un nom, un identifiant et on s’est mis des règles qui font que
trouver un identifiant à un bloc, c’est un problème mathématique
extrêmement compliqué. Donc chaque nœud du réseau travaille en permanence pour essayer de résoudre ce problème mathématique et trouver un identifiant pour
sa liste de transactions en attente et le premier qui y arrive peut proposer son bloc
et tout le monde se synchronise dessus. Ah ça ça me dit quelque chose, c’est le coup
du problème de math hyper difficile à résoudre. Sauf que moi, j’aimerais bien comprendre
pourquoi c’est difficile à résoudre. Eh bien, on va voir ça! On a vu que ce qui permettait à la chaîne de blocs
de se construire de manière régulière, c’est que pour proposer un nouveau bloc, il fallait résoudre d’abord un
problème mathématique compliqué, ce problème sert à trouver
un nom au bloc, un identifiant. Pourtant, trouver un identifiant
ça n’a pas l’air très compliqué comme problème. Alors pour vous expliquer ça, il faut d’abord
que je vous explique ce que c’est que le hachage. Une fonction de hachage, c’est une
fonction qui prend en entrée, une chaîne de caractères de n’importe quelle longueur et qui donne en sortie, une autre chaîne de caractères
qui est de longueur fixe. Par exemple ici, on a 16 caractères et ce qu’on veut c’est que le moindre changement
dans la chaîne d’entrée, provoque un grand changement
dans la chaîne de sortie. Par exemple là, si je change un A en O ou que j’ajoute un point d’exclamation
à la fin de la phrase, la chaîne de sortie est complètement modifiée. Une des applications du hachage c’est de vérifier
qu’un téléchargement s’est bien passé. Si vous téléchargez un gros fichier, il y a toujours un risque qu’une petite partie
du fichier soit mal transmise et que ça suffise à rendre
l’ensemble du fichier inutilisable. Une solution c’est que, celui qui met
le fichier en téléchargement le fait d’abord passer dans une fonction de hachage
pour en sortir une chaîne de caractères qui est en quelque sorte
l’empreinte digitale du fichier. Si le fichier que vous avez reçu diffère ne serait-ce que d’un bit du fichier d’origine, le résultat de son hachage
sera complètement différent et vous pourrez vous rendre compte qu’il y a un souci. C’est le principe de ce qu’on appelle
la somme de contrôle, ou checksum. Pour trouver un identifiant
à chaque nouveau bloc de la blockchain, on va aussi utiliser le principe du hachage. Pour ça on fabrique un fichier qui contient
toutes les transactions qu’on veut valider, ainsi que l’identifiant du bloc précédent et on fait passer le tout par une fonction de hachage. On obtient ainsi une suite de caractères
qu’on va utiliser comme identifiant. Et ce qui fait que la chaîne est une
chaîne c’est que l’identifiant d’un bloc est utilisé pour calculer l’identifiant du bloc suivant. L’intérêt de ce système, c’est de protéger
la base de données contre la moindre modification. Si vous voulez changer une transaction
ou même juste rajouter un 0, ça va complètement changer le hachage
et donc ça va changer l’identifiant du bloc. Mais comme l’identifiant du bloc est utilisé
dans le hachage du bloc suivant, il faut aussi changer l’identifiant du bloc suivant et ainsi de suite dans toute la chaîne. Donc impossible d’aller changer
une transaction dans le passé sans avoir à recalculer tous les identifiants
de tous les blocs qui sont arrivés depuis. et je vous rappelle, des blocs il y en a un toutes les 10 minutes. Bon il n’y a pas à dire, à mon avis, ils ont pensé à tout,
ça a l’air béton comme protection cette blockchain. Et bien, je n’en suis pas si sûr,
d’après ce qui vient d’être expliqué, trouver un identifiant ne repose que sur le hachage or une fonction de hachage ce n’est pas si lourd que ça. Il y a même des tas de site internet qui peuvent le faire. Donc un éventuel pirate pourrait tout à fait rajouter
ses blocs à toute vitesse dans la blockchain. Non, alors ce qui protège de ça,
c’est le fait qu’on a ajouté des conditions supplémentaires sur l’identifiant qui fait que le trouver, c’est compliqué. L’idée c’est que, quand on fabrique
le fichier qu’on veut hacher, on prend donc l’identifiant du bloc précédent,
la liste des transactions, mais on ajoute aussi à la fin,
un nombre qu’on appelle un Nonce et la présence de ce nonce va évidemment
modifier le résultat du hachage. En fait, on impose des conditions sur le résultat qui font qu’il faut essayer plein de nonces différents
avant d’en trouver un qui colle et le seul moyen d’y arriver, c’est la manière bourrine. On essaye plein de nonces à toute vitesse
jusqu’à en trouver un qui colle, comme si on essayait de trouver un digicode
d’immeuble en tapant plein de codes au hasard et les conditions sont faites pour
qu’une solution soit trouvée en moyenne toutes les 10 minutes dans le réseau. Evidemment au fur et à mesure que le réseau grandit et que la puissance de calcul des ordinateurs augmente, on rend les conditions de plus en plus difficiles
pour rester sur cette moyenne de 10 minutes. Donc si on résume, chaque nœud du réseau a sa liste
de transactions en attente et il travaille comme un bourrin pour faire en sorte que cette liste de transactions
en attente devienne le prochain bloc. Donc chacun essaie de trouver
un identifiant à sa liste de transactions, le premier qui y arrive, il est l’élu et tout le monde s’aligne sur lui et prend sa liste
de transactions comme étant le nouveau bloc et on recommence. Ce qui est intéressant avec ce système
c’est qu’on protège la blockchain de la fraude en demandant de manière un peu
artificielle aux nœuds du réseau de résoudre un problème compliqué
pour avoir le droit de contribuer, c’est ce qu’on appelle la preuve de travail. Bah oui, pour contribuer il faut bosser. La conséquence de ça, c’est que la capacité à frauder
devient liée à la puissance de calcul dont on dispose et pas au nombre de nœuds du réseau qu’on possède, parce que créer plein d’adresses IP pour avoir
plein de nœuds du réseau c’est facile, par contre aligner un paquet de processeurs
pour aller plus vite que tous les autres, c’est une autre affaire. Bon là, on est presque au bout de la technologie
de la blockchain, il reste juste un problème à résoudre. Il existe une petite probabilité que
deux nœuds du réseau arrivent à proposer tous les deux leur bloc de
manière quasiment simultanée et puis il existe aussi un tout petit risque
que quelqu’un arrive, sur un des noeuds du réseau, à pirater un bloc ou deux, s’il est
suffisamment puissant et avec un peu de chance. Heu, je ne suis pas sûr de comprendre là. Imagine que David accepte de nous payer
10 Bitcoins pour la lampe. On attend une dizaine de minutes
puis la transaction apparaît dans un bloc, a priori ça veut dire que cette transaction
a bien été validée. Donc on envoie la lampe à David. Sauf qu’à ce moment-là il existe
quand même encore une chance que la transaction soit piratée voire supprimée. Quoi ? Comment ? Eh oui, et en cas de piratage du
dernier bloc ou bien si, pas de chance, deux noeuds du réseau arrivent tous les deux à
proposer leur bloc et bien il se passe un truc simple, on se retrouve avec deux chaînes de blocs différentes. Et là, la règle est simple, tous les nœuds du réseau
doivent conserver les deux chaînes mais par contre on ne travaille
que sur la plus longue des deux, ce qui fait que, très rapidement, l’une des deux chaînes
va prendre le pas sur l’autre. Donc avant de m’envoyer ta lampe, le mieux c’est
quand même d’attendre environ une 1 heure – 5/6 blocs pour être sûr que la transaction qui va te payer fait partie d’un bloc qui va bien
être dans la chaîne qu’on va conserver. On voit donc que dans le principe du fonctionnement
de la blockchain, donc qui sécurise le Bitcoin, on est protégé par le fait que chacun ne possède
qu’une faible puissance de calcul comparée au total. En fait, si quelqu’un voulait vraiment
compromettre la blockchain, il faudrait qu’il possède plus de 50%
de la puissance de calcul de tout le réseau. Mais du coup, on peut se demander
pourquoi est-ce que tous les ordinateurs du réseau accepteraient de mettre leur puissance de calcul
au service de la protection du Bitcoin. Et bien, il y a une réponse simple pour ça,
c’est qu’on les paye, et on les paye en Bitcoin. Il faut savoir que quand un bloc est validé, c’est-à-dire qu’un nœud du réseau arrive à résoudre
le problème mathématique compliqué, il reçoit pour sa peine 25 Bitcoins. Et au cours actuel du Bitcoin,
ça fait pas loin de 10 000€. Et ces Bitcoins, ils viennent de nulle part,
ils sont créés artificiellement pour l’occasion, c’est d’ailleurs le seul mécanisme de
création de nouveaux Bitcoins. Et c’est pour ça que les ordinateurs
qui participent à la sécurisation du réseau, on les appelle parfois des mineurs,
en référence aux mineurs qui allaient chercher de l’or
pour augmenter la masse monétaire. Alors 10 000 € pour résoudre un problème
mathématique, ça à l’air vachement intéressant. sauf que, maintenant, il faut mettre tellement
de puissance de calcul pour y arriver le premier, qu’il n’y a quasiment aucune chance
d’y arriver tout seul, il faut se grouper. et puis le mécanisme est tel, que la récompense
en Bitcoin va décroître au cours du temps. Donc au final, la masse monétaire
des Bitcoins, on sait qu’elle va converger vers 21 millions de Bitcoins. Pas plus. On a ici tous les avantages du système Bitcoin. On a un système qui est centralisé
sans autorité de régulation avec un mécanisme de création monétaire
qui est connu d’avance et transparent et des frais de transactions qui sont réduits. C’est vrai qu’aujourd’hui, on entend surtout parler
du Bitcoin pour des transactions illicites ou bien pour des logiciels malveillants
qui vous cryptent votre ordinateur et vous demandent des rançons en échange. enfin quand même, avant de vous lancer
dans le grand banditisme avec le Bitcoin gardez en tête que l’anonymat n’est que théorique. C’est vrai que votre nom n’apparaît pas
explicitement dans les transactions et si vous êtes le seul à avoir votre clé privée, en principe vous êtes le seul à savoir
que c’est vous qui avez fait la transaction. sauf qu’il a déjà été montré
sur des exemples qu’on pouvait assez facilement désanonymiser des données
en se basant sur des motifs récurrents. Et n’oubliez pas, tout ce qui est
inscrit dans la blockchain est quelque chose qui est éternel,
impossible à modifier. Donc pensez-y avant d’aller acheter de la drogue. D’ailleurs au-delà du Bitcoin, on peut penser
à tout un tas d’autres applications pour la blockchain, notamment dans des situations où on souhaite
afficher des informations publiquement mais de manière infalsifiable. Comme par exemple pour faire
du vote en ligne ou bien du notariat. Aujourd’hui il est évidemment difficile de prédire l’avenir
du Bitcoin ou bien les applications de la blockchain mais ce qui est sûr, c’est qu’à mon avis, on risque d’en entendre encore beaucoup parler
dans les prochaines années. Merci d’avoir suivi cette vidéo.
Merci à Gilles qui m’a aidé et n’hésitez pas à aller voir sa vidéo qui donne pas mal
de détails dont je n’ai pas parlé dans cette vidéo. Merci beaucoup à Nota Bene
qui m’a laissé gagner au bras de fer. Si vous avez aimé cette vidéo, n’oubliez pas
de la partager notamment sur les réseaux sociaux. Vous pouvez suivre les actus de la chaîne sur Facebook,
Tweeter. Vous pouvez me souvenir sur Tipeee. Vous pouvez aller lire le billet qui accompagne cette
vidéo sur mon blog Science Étonnante pour plus
d’informations un peu plus techniques et vous pouvez aussi aller jeter un œil
à mon livre que j’ai sorti chez Flammarion. Merci à bientôt!

100 thoughts on “Le Bitcoin et la Blockchain (avec Heu?Reka) — Science étonnante #31

  1. Il me manque plusieurs informations "intuitives" pour comprendre…
    1) Sur le sujet de l'authentificaiton, où sont stockés ces clés privés / public ? Qui les attribut ? Qui fait la vérification d'authentification et à quel moment ?
    2) Sur les blocs-chaînes, je comprends que c'est "celui qui travaille le plus vite" qui impose sa version synchronisée.
    a) D'abord, j'imagine donc que c'est toujours le même acteur ; ou sinon une liste connue et relativement fixe d'acteurs influants.
    Cela rend des schémas de complot possibles ? Qui sont-ils les propriétaires de ces noeuds ? Dans les schémas, on voit des noeuds tous de la même taille et on parle de "réseau distribué"… j'ai dû mal à imaginer cette égalité dans la pratique sachant que ça dépend de la puissance de calcul.
    b) Par ailleurs, j'imagine qu'on peut devenir volontairement le noeud "dominant" en s'achetant une puissance de calcul sur une durée temporaire. Comment le réseau gère cette menace du coup d'état mal intentionné ?
    3) On parle de synchronisation toutes les 10 minutes, de milliers d'ordinateurs ensemble, sur des milliers de transactions; J'ai vraiment du mal à voir comment ça peut marcher en pratique : chaque ordinateur envoi ses transactions en cours vers les X autres noeuds du réseau ? Cela peut durer très longtemps….non ? Et il y aurait donc un annuaire des noeuds du réseau ? Qui gère cet annuaire ?

  2. Genial la vidéo ! mais j'ai cependant quand même des questions.. 1 ) combien y'a t'il de copie de la blockchain du Bitcoin (propriété de grosse société comme CoinBase ? ) ou pas du tout…. 2) Combien de trensaction peut supporter un "Block" dans la Blockchain ? merci pour vos réponses ! : )

  3. bonjour, Vous pouvez réaliser ces choses et la question de tout ce dont vous avez besoin avec l'UAEfx. J'ai acheté 34 unités de bitcoin à 2500 $ par unité avec le bénéfice que j'ai tiré de mon investissement FX avec eux depuis juillet. Maintenant, je veux vendre certaines unités parce que le prix Bitcoin est actuellement de 9639 $ par unité. Je suis disposé à partager cette méthode avec n'importe qui qui veut le faire aussi. vous pouvez laisser tomber votre email pour que je puisse vous écrire.

  4. Il est à préciser que la technologie BTC (bitcoin classique) a évolué afin de donner le BCH (Bitcoin Cash) qui est un moyen plus simple, rapide et moins onéreux que le Bitcoin.
    Il vaut mieux miser sur le BCH que le BTC, l'un va Krasher, l'autre augmenter

  5. En gros, on fait bien ramer l'appareil pour gagner du temps… mieux vaut répéter l'action avec un "timer" (chronomètre) non ?

  6. bonjour à tous
    super vidéo mais j aurais une petite question (je decouvre le système de blockchain donc j y connais rien). lorsque tu dit on ajoute un once. qui est le on exactement ?
    merci d'avance pour vos explications

  7. Bonjour David,

    Une super vidéo qui me fait me poser ces questions:
    Qu'arrive-t-il aux transactions inscrites dans un bloc qui n'est pas validé?
    Sont-elles perdues?
    Doivent-elles être émises de nouveau?
    Les personnes sont-elles informées que leur transaction n'a pas été prise en compte?

    Je te remercie.

  8. salut, j'ai une petite question, quand on travaille dans un réseau et que je veux par exemple acheter la lampe de Gill, le livre de Stéphane et la table de Clara (je dispose d'assez de bitcoin pour toutes les transactions) est ce qu'une blockchain est créé pour suivre chacune de mes transactions et je vais me retrouver avec 3 blockchain ou bien une seule blockchain va gérer le tout ??

  9. Bonjour à tous, à ceux qui souhaitent investir dans le Bitcoin, voici mon lien de parrainage qui vous fera gagner 10€ en Bitcoin/Litecoin ou Ethereum sur la plateforme CoinBase ! ENJOYY 🙂
    —> https://www.coinbase.com/join/5a2093170aef6402758ae642

  10. La vraie question, c est pas si il faut investir ou pas, mais comment on fait pour eviter les soixante pourcent de taxe sur les plus value faite sur les crypto monnaie et donc le bitcoin ?

  11. Bonjour,
    La vidéo et les commentaires m'ont bien aidé à mieux saisir ce concept.
    Par contre, quid de l'impact environnemental de l'énergie nécessaire aux nœuds de validation, toujours plus importante vu l'augmentation nécessaire de la puissance de calcul ?
    De même, on en vient à une concentration des nœuds (donc du pouvoir) entre les mêmes mains, en raison du coût de la puissance de calcul.

    Peux-tu répondre à ces 2 questionnements ?

  12. Un point que je n'ai pas compris… Si tu as quelqu'un , quelque part qui se fait passer pour toi, tu as donc deux listes en attente avec deux transactions en ton nom ( vidéo environ 09:15m ). Qu'est ce qui empêche le bloc validé de contenir la transaction frauduleuse et non la tienne ? Ou en dix minutes, tous les blocs sont comparés et les doublons annulés ?

  13. Salut, ok j'ai à peu près compris mais que se passera-t-il lorsque miner couteras plus d'energie pour obtenir 0.000000000000001 bitcoins ? Il parait que c'est déjà le cas, à moins de miner au solaire ou à l'éolien…
    Deuxio : Est-ce que les transaction par interferométrie quantique qui offre à priori une sécurité absolue ne va pas surpasser le bitcoin ? d'ailleurs depuis le temps que ça existe, je suis étonné car celà ne semble pas évoluer dans ce sens… Peut etre parce que le developpement des reseaux en fibre optiques sont freinés par les lobbys du bitcoin ?
    Bref celà me fait penser au commerce pyramidal dont seul les premiers sont véritablement les gagnants. Alors que la ruée vers l'or au moins : on pouvais trouver un filon qui nous rendais riches sans s'y attendre. Miner ne semble pas aussi hasardeux…

  14. Bonjour,

    Excellente vidéo !
    Petite question : Combien de blockchains existent-ils en ce moment ? Comment ammorcer une nouvelle chaîne ? J'entends par là un nouveau système de noeuds.

    Merci

  15. A ma connaissance, on dit « chiffrement » pas « chiffrage » ce dernier terme étant réservé a faire une évaluation du montant d’un bien ou service. Sinon, super vidéo 😉

  16. Bonjour, très bonnes explications
    Je viens de créer ma chaîne Youtube sur la Crypto
    Un peu de soutien serait le bienvenu
    Bonne chance pour la suite

  17. Le marché d'aujourd'hui est incroyable, j'ai fait un bénéfice de 10, 200 $ sur # bitcoin en copiant la stratégie de Rob Beyer (rbfx @ beyertrades .com). C'est le jour le plus heureux de ma vie.

  18. Bonjour,
    Dans une autre vidéo, vous parlez de la théorie des jeux.
    Connaissez vous le lien entre théorie des jeux et Blockchain ? si oui pourriez vous le préciser.
    Merci 🙂

  19. Pas mal de choses ont dû changer depuis cette vidéo. Cela pourrait être intéressant de comparer si les changements sont suffisamment conséquents.

  20. J'ai une question, comment on peu affirmer qu'il n'y aura que 21 Million de BTC total ? Je comprend pas bien, ça veux donc dire que le BTC est condamné a rester entre les mains d'une certaine "élite" qui s'y est intéressé avant les autres ou qui avait déjà de l'argent "réel" à dépenser dans du trading ou des carte graphique ?!

  21. Quand la masse monétaire du bitcoin aura convergée et qu'il n'y aura donc plus de bitcoin à gagner, quel intérêt aura un mineur à miner ? Plus de mineur => plus de bloc, plus de bloc => plus de transactions, et donc tout s'arrête s'arrête 🙁 A part financer la survie de son patrimoine bitcoin je ne vois pas… Non ?

  22. Superbe vidéo, j'ai une question
    Vers 09:00, il est expliqué que chaque noeud du réseau a une liste de transactions en attentes.
    Si je fais une transaction et que la liste d'attente dans laquelle elle se trouve n'est pas validée, ma transaction est alors annulée.
    Que se passe-til alors?
    Faut-il ré-émettre la transaction pour qu'elle puisse être (peut-être) validée dans les prochaines 10 minutes?
    Ou est-ce que le travail de validation entamé continue jusqu'à ce qu'il aboutisse? Mais dans ce cas, le hashtad bu bloc précédent a changé, donc il faut recommencer l'opération de hashage depuis le début, donc qu'est-ce qui garanti qu'on n'a pas une liste en attente qui finisse par ne jamais être validée?

    Merci pour votre aide pour comprendre ce petit détail.

  23. aujourd'hui les mineurs sont rémunérés, mais cette rémunération diminue et va disparaître avec le temps. Quelle sera l'intérêt de continuer à miner ?

  24. Une vidéo géniale!
    J'ai apris la base du fonctionnement du Bitcoin, des blockchain, du minage…
    Je n'y connaissais rien mais j'avais envie de m'y intéresser, et cette vidéo explique vraiment bien le concept, même si il y a quelques détails encore un peu complexes a comprendre pour un debutant comme moi!
    Merci beaucoup pour cette vidéo!

  25. chiffrage/déchiffrage ça n'existe pas en crypto. Chiffrement/déchiffrement uniquement !!
    Bonne vidéo, à part ça 🙂

  26. Merci pour ce point très intéressant sur les blockchain. Attention au vocabulaire cela-dit : on ne dit pas « chiffrage » et encore moins « crypter » quand on parle de cryptographie mais « chiffrer » et « déchiffrer » ^^ (pour info : https://chiffrer.info/)

  27. Salut , on dirait que tu ne t'ai pas trompé sur le BTC 🙂
    Et pourquoi pas parler des nouvelles cryptos de cette Géneration? ça te dit? genre POS DPOS ou POA même? A+

  28. Je pense qu’il aurait été pas mal que tu parles du problème écologique posé par le bitcoin : pour miner du bitcoin, il faut avoir des processeurs très puissants, qui dépensent énormément d’énergie…
    Car au vu de la manière dont tu la présentes, on ne trouve pas vraiment de défaut à cette monnaie
    Mais sinon les explications sont plutôt claires !

  29. Moi je débarque. Je sais c’est quoi et les techniques mais là ça va trop en détail et trop de chose a prendre en compte. Ça m’étourdit.

  30. C est bien la science et la technique. Le truc aujourd'hui c est qu' avec l esprit mal1 encore regnant et les monnaies en cours. Car si on reset et on verse par exemple 30bitcoin/humains/mois ca ne reglera pas le (s) problème. 😉 merci bcp pour la vulgarisation. Vous etes excellent (s) . Vive nous.

  31. Merci ScienceEtonnante, belle vidéo, j'ai un petit soucis, j'ai généré une adresse BTC de mon e-wallet Blockchain et je l'ai envoyé a mon frère sans partager le lien de redirection pour lui envoyer…lui de son coté il a fait la transaction sur cette adresse et maintenant les sous son arrivés et confirmés a cet adresse mais pas dans mon portefeuille… Dis moi stp comment peut-on faire pour le récupérer???

  32. Mon problème du Bitcoin est sont gros besoin électronique.
    Et donc sa gros consommation d'énergies.
    Et donc sa trop grosse contribution au réchauffement…

  33. Salut @ScienceEtonnante. Je ne comprends pas à 8:40 la transaction (pas encore validée) qui s'inscrit dans un noeud. Est-ce que cette transaction se transmet aux autres noeuds? Je pense que oui car si y a que le noeud qui fait le travail de hashing on a peu de chance de voir sa transaction validée. Mais pourquoi on dit alors que les listes de transactions en attente sont semblables? Elles ne sont pas justement toutes identique? Car toutes les nouvelles transactions ont été communiquées dans tous les noeuds? Merci sinon t'as vidéo est très instructif!!

  34. 10 BTC = +/ 65000 € aujourd'hui en 2018 😉 Pour ceux que cela pourrait intéresser, voici ma vision d'un éventuel successeur du bitcoin : http://www.beleco.be/?p=35 , N'hésitez pas à critiquer 😉

  35. a 15:19 pourquoi l'une des deux chaînes va prendre le pas sur l'autre ? Sachant qu'un bloc est créé toute les 10 min dans les deux cas ?

  36. C'est une vidéo intéressante. Il y a une faute : BITCOIN n'est pas décentralisée. Cela a été prouvée plusieurs fois par David Schwartz, chef cryptographe de Ripple Labs. XRP Ledger est plus décentralisée que Bitcoin

  37. merci beaucoup pour ces explications, je cherchai un video qui traite un peu différemment le bitcoin, celle ci est parfaite! c'est donc le système de récompense, via les nonces, qui forcent le calcul du hashage plus que nécessaire..creant un terrible gachi énergétique. d'autre méthodes moins énergivore doivent surment exister (autres monnaies virtuel?). on en est en dec. 2018 a 17millions de bitcoin, sur 21Millions, l'on voit bien que dans peu de temps, pour calculer le hashage de transaction de 20 millions de bitcoin, en etant moins payé, c'est vouez a s'effondrer. je me demande si des équations sur graphique avec: nombre de transactions /nb bitcoint / calcul nécessaire /gain en bitcoin et nb de calculateurs (serveurs) minimum contre piratage: arriverait a déterminer une date possible de la fin de cette monnaie, ou est ce que meme avec quelques centaines de pc boosté de carte video serait suffisant contre la falsification/calcul des transactions?

  38. Sacré Ponzi où les premiers petits malins initiateurs (97% des bitcoins dans 4% des mains) font de bonnes affaires et volatilité et ruine pour les pigeons avides, rien de neuf sous le soleil..

  39. Super Video Explications plutot claires et nettes. Un truc que je ne comprends est de savoir qui gère le BTC ? OK c'est une monnaie décentralisée qui by pass le système bancaire mais qui décidé du montant de 25BTC pour rétribuer un Mineur qui a trouvé le bon identifiant ? Qui paye / transfert les 25BTC vers le compte du Mineur ? Qui fixe / détermine le bon identifiant à trouver toutes les 10 minutes ? Qui est et ou se trouve le Grand Manitou derrière tout cela ??

  40. Hello merci pour cette vidéo … pour passé de l'argent papier au bitcoin… sa se passe comment??? Ceux qui ont créer les dettes, seront toujours aussi riche et nous toujours aussi pauvre. Sa va changer quoi appart que les riches auront toujours le contrôle sur les pauvre?!? Parce que c'est sa a la base qu'on veut changé.

  41. Super vidéo !
    Par attention au vocabulaire : On ne fait pas de chiffrage et déchiffrage mais on parle de chiffrement et de déchiffrement.

  42. J’ai acheté 3 Bitcoin hier je me demande comment ça se passe sa valeur va t’elle augmentée ? Comment faire fortune ?

  43. 4:28 Si, moi j'ai les deux parties (français ←→ hongrois) sans me faire ch*** à les emporter partout!!! (narancs, ça veut dire orange en fait)

  44. Excellent vidéo comme toujours ! Si vous vous posez la question de si il est encore temps pour investir dans cette merveilleuse technologie venez voir cette vidéo https://www.youtube.com/watch?v=9Cs7ZwGFELo

  45. Salut. Chez nous au Canada c'est rendu qu'on poux tout acheter avec sa carte de crédit. Même des petites transactions comme un paquet de gum. Ça peux paraître ridicule mais c'est pratique car ça nous évite d'utiliser sa carte bancaire qui elle a souvent un nombre de transaction limité. Ça évite aussi de devoir toujours transporter de l'argent cash.

  46. C'est chiant de regarder un truc, de se dire j'ai compris, et de réaliser le lendemain qu'en fait on n'a rien bité…

  47. 17:28 : "Pensez-y avant d'aller acheter de la drogue" => Euh…. Ca n'a strictement aucune importance que ce soit inscrit à jamais, vu qu'il y a pas inscrit ton nom et ton adresse… Et que pour "trouver des liens avec des motifs récurrents" il faut des ressources qui, si vous n'êtes pas candidat à la maison blanche, désintéressent quiconque du sujet. Et dans 30 ans quand les ordinateurs quantiques résoudront le problème en une seconde, ce sera de l'histoire ancienne, tout à fait prescrite, et avec un peu de chance, à la mode, vu qu'un jour ou l'autre, on finira par réaliser qu'interdire les drogues revient à peu près à interdire des religions. Chacun dans un monde de liberté individuelle raisonnable doit avoir le droit de décider d'expérimenter les états de conscience. Un jour ou l'autre, cette interdiction des drogues finira par être perçue comme une abomination de genre obscurantisme médiéval, que tout le monde se félicite qu'on ait surmonté un peu comme on se félicite que plus personne ne jette ses déjections par la fenêtre en ville. Et la consommation de drogues d'ailleurs diminuera d'autant plus qu'elles sont légales : la motivation principale des consommateurs, est justement l'interdiction. Franchir l'interdit est ce qui motive à essayer tous ces produits et participe à y rendre accro, le phénomène est bien connu et a été prouvé dans tous les pays ayant installé une politique de légalisation ou de dépénalisation : localement, les citoyens ont diminué la consommation. L'exemple le plus limpide est le Portugal puisque la dépénalisation a été générale et appliquée vraiment. Quand elle ne baisse pas au niveau de l'état, c'est soit qu'il existe une raison médicale, soit que les touristes compensent la baisse des citoyens. Inversement, chaque fois que la législation se durcit, on voit la consommation augmenter d'autant, voyez par exemple l'héroïne à Marseille, qui circulait abondamment pour inonder le marché américain mais que personne n'achetait à Marseille, dès que l'interdiction est devenue violemment imposée avec des peines sévères, les jeunes ont commencé à en chercher alors que la circulation du produit était en chute libre. Le même paradoxe a été constaté partout où la "guerre à la drogue" a été imposée par les américains, qui savent très bien ce qu'ils font, c'est à dire qui savent très bien que la conséquence est une augmentation de la consommation. Et ils le font exprès. Il existe une exception à l'augmentation face au durcissement de la répression : la Chine. Il faut dire que les chinois ont profondément adhéré à la politique de répression afin de sortir du joug des anglais, donc il était impossible que le produit devienne plus "à la mode", les chinois ayant particulièrement mal vécu cette horrible manière de mettre un peuple en esclavage mis en place par les anglais, et que la peine était la peine de mort sans préavis. Partout ailleurs, la répression a toujours été accompagnée d'une idéalisation des produits dans certains cercles, notamment la jeunesse qui associe bien souvent l'illégalité à une personnalité à la fois virile et libre d'esprit, sans pour autant valoriser les crimes traditionnels, donc la drogue devient de fait le candidat idéal pour manifester sa différence et son unicité — oui c'est paradoxal, mais c'est pas nouveau!

    Bref je dirais plutôt : "Pensez-y avant de commander des bitcoins avec une CB ou un chèque ou un virement bancaire, parce que selon ce qui sera fait par les gens à qui vous les donnerez… On pourra vous accuser de tout et n'importe quoi. Par contre tant que vous ne dites pas qui vous êtes au vendeur et aux autorités, tant que vous achetez LES BTC anonymement, et que vous ne gardez pas la monnaie sur un compte BTC auquel les autorités pourraient vous associer, parce que dans ce cas ça fait un petit lien possible avec vous d'avoir les BTC contigus (c'est vrai mais c'est quand même du chipotage) vous pouvez acheter de la drogue autant que vous voulez".

    Dans tous les cas tant que vous achetez de petites quantités qui ne correspondent pas à du commerce, faut vous dire que les ressources que nécessite l'enquête sur les BTC ne seront probablement jamais dépensées pour vous par aucune force de Police. De toutes façons le type qui vous l'envoie à votre adresse, il est déjà associé aux RG ou aux stups avec une très forte probabilité. Donc le maillon faible de l'anonymat dans votre cas n'est pas la blockchain mais le simple fait que vous vous adressez à des types qui vous balancent, et de l'autre côté, c'est sans importance, car qui veut perdre son temps avec vous? Les prisons sont pleines à craquer, personne ne veut mettre les consommateurs en prison.

    -/!- Après je fais pas l'apologie hein, il y a plein d'autres raisons bien plus valables que cette histoire de blockchain pour NE PAS acheter de la drogue, faites une recherche sur le sujet et vous serez vite dégoutés de ce qu'on trouve dans les produits illégaux. La correction que je fais ici est parce que ta remarque est capable de créer des idées reçues absurdes chez des gens qui ne comprennent pas la nature de l'anonymat. J'entends déjà les âneries de ceux qui écoutent ça et comprennent de travers. Mais loin de moi l'idée d'envoyer les lecteurs vers les sites de vente illégaux qui sont d'ailleurs autant d'autres raisons de ne pas acheter qu'on pourrait lister.

    Et puis niveau blockchain, il existe des technologies anonymes plus ou moins similaires au BTC qui rendent très ardu de suivre quoi que ce soit, et qui vous permettent de payer plus rapidement. Il n'y a pas que le BTC dans la vie, donc les vraies raisons ne sont décidément pas à chercher dans les cryptomonnaies elles-mêmes, qui répondent déjà très bien aux besoins des trafiquants, (après, jamais mieux que ce bon vieil argent liquide, que l'or, ou que la bonne vieille dette qu'on peut contracter avec n'importe qui à ses risques et périls, y'a pas que la monnaie dans la vie des criminels).

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back To Top